Matériel · référence

Le jeu de 32 cartes

Quatre couleurs, huit cartes chacune, du 7 à l’As. Un format né d’une simple soustraction et devenu le standard des jeux de levées français.

Le jeu de 32 cartes n’est pas un jeu différent du jeu de 52 : c’est le même, dont on a retiré les cartes basses. On enlève les 2, 3, 4, 5 et 6 de chaque couleur, soit vingt cartes et il reste huit cartes par couleur.

Composition exacte

Chaque couleur comporte, du plus bas au plus haut selon l’ordre naturel : 7, 8, 9, 10, Valet, Dame, Roi, As. Les quatre couleurs, dites enseignes, sont le pique, le cœur, le carreau et le trèfle, réparties en deux rouges et deux noires.

Attention, l’ordre naturel ci-dessus n’est pas l’ordre de force à la belote. À l’ordinaire, l’As domine et le Valet ne vaut que 2 points ; à l’atout, le Valet passe premier devant le 9. Le tableau complet figure sur notre page ordre des cartes.

Pourquoi retirer les petites cartes

Deux raisons pratiques. D’abord la durée : avec 32 cartes, une donne à quatre joueurs fait huit plis, ce qui produit des parties nerveuses de quelques minutes. Avec 52 cartes, on passerait à treize plis et beaucoup de cartes sans intérêt.

Ensuite la densité de valeur. En supprimant les cartes qui ne valent rien, on concentre les points sur peu de cartes, ce qui rend chaque pli significatif et chaque décision coûteuse. C’est ce qui donne au jeu son rythme.

Les enseignes françaises

Le pique, le cœur, le carreau et le trèfle constituent le système d’enseignes dit français, apparu au XVe siècle et devenu dominant en Europe occidentale grâce à sa simplicité d’impression : deux couleurs d’encre suffisent, contre quatre pour les systèmes plus anciens.

D’autres systèmes subsistent ailleurs : enseignes allemandes avec glands et grelots, enseignes latines avec coupes et bâtons, encore utilisées en Espagne et en Italie pour des jeux traditionnels.

Les autres jeux à 32 cartes

La belote est de loin le plus pratiqué en France, mais le format sert aussi à la manille, au piquet, à l’écarté et à plusieurs jeux régionaux. Le point commun est presque toujours la levée avec atout et un décompte par valeur de cartes plutôt que par nombre de plis.

Choisir un jeu de cartes

Trois critères comptent pour une pratique régulière. Le format d’abord : le format dit poker, plus large, se manipule mieux à quatre cartes en main que le format bridge, plus étroit. Le finissage ensuite : un jeu au dos toilé glisse et se mélange proprement, un jeu de carton simple colle au bout de quelques soirées. La lisibilité enfin, avec des index visibles en coin qui permettent de tenir son jeu serré.

Un jeu plastifié coûte davantage mais dure des années, ce qui le rend plus économique qu’il n’y paraît si vous jouez chaque semaine ou si vous organisez des tournois.

Mélanger et couper

La belote se distribue par paquets, généralement trois puis deux et non carte par carte. Le mélange doit donc être soigné, sans quoi les paquets de la donne précédente se reforment et faussent les distributions. Un mélange par insertion suivi d’une coupe franche suffit. La coupe revient au joueur situé à droite du donneur dans la plupart des tables, une convention à fixer en début de partie comme le rappelle renonce et litiges.

À lire aussi

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